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L’Assemblée nationale de Serbie sur l’avis de la CIJ sur Kosovo

le 27 juillet 2010

L’Assemblée nationale de Serbie a approuvé, à sa session extraordinaire, sur la proposition du Gouvernement, la Résolution sur l’avis de la Cour internationale de Justice sur la légitimité de l’indépendance unilatéralement proclamée du Kosovo et sur la suite des activités de la Serbie dans la lutte pour la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays.
La proposition du gouvernement soutient la politique présente liée au Kosovo-Métochie et exige du gouvernement de continuer d’utiliser toutes les moyens politiques et diplomatiques pour sauvegarder la souveraineté et l’intégrité territoriale. Le ministre des affaires étrangères M. Vuk Jeremić a dit que la tache des organes d’Etat sera d’obtenir le soutien de la majorité dans l’Assemblée générale de l’ONU à la résolution de la Serbie qui ouvrira la voie à la recherche d’une solution de compromis et qui prouvera, après son adoption, que la Cour international de Justice n’a pas donné le droit aux Albanais à la sécession de la Serbie. La procédure implique que tout avis de la Cour devient le sujet du débat à l’Assemblée générale de l’ONU, explique Jeremić, en citant qu’il est habituel que le pays qui a initié le procès juridique propose le texte des conclusions. Jeremić a déclaré devant les députés que l’activité diplomatique de la Serbie, jusqu’à l’Assemblée nationale de l’ONU, serait dirigée sur l’arrêt des autres reconnaissances du Kosovo-Métochie. Selon lui, 55 pays se trouvent sur le point de reconnaître le Kosovo et le gouvernement de Serbie fait tout pour diminuer ce nombre. Le chef de la diplomatie fait savoir dans l’assemblée que le monde suit aujourd’hui la réaction et la voie future de la Serbie.
« Il est crucial que nous soyons unis, dignes et à la fin, malgré les arguments politiques, que nous atteignons la conclusion finale avec l’attitude unie », a déclaré le chef de la diplomatie.
Jeremić a conclu que la politique qui s’efforçait de sauvegarder la souveraineté et l’intégrité territoriale de Serbie devait être menée conformément à la Constitution de Serbie et jusqu’à ce qu’en Serbie existait la majorité qui n’était pas prête à abandonner cette politique.

En présentant aux députés de l’Assemblée de Serbie le rapport sur le procès à la Haye, le chef du team légal de Serbie devant la Cour international de Justice, ambassadeur Dušan T. Bataković, a déclaré que cette cour avait essayé de trouver une issue à cette situation politique désagréable de manière à formuler un avis consultatif. Selon lui, la Cour à la Haye a traité la question de la déclaration comme l’instrument légal, et non pas comme la question du droit à la sécession et des conséquences légaux de cet acte. Ainsi, la partie cruciale de la question posée, à savoir si la déclaration unilatérale sur l’indépendance du Kosovo est conforme au droit international, est remise à l’Assemblée générale qui a l’autorisation d’en discuter, a dit l’ambassadeur Bataković.
« Ce résultat représente l’échec légal pour la Serbie parce qu’elle n’a pas obtenu l’aide de la Cour internationale de Justice dans la situation où le droit international était violé au détriment d’elle », évalue l’ambassadeur Bataković. Il a déclaré devant les députés que la Cour avait constaté qu’au Kosovo fonctionnait la présence internationale établie par la Résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU. L’avis consultatif de la Cour de la Haye n’a pas fermé la porte pour les activités diplomatiques de la Serbie pour sauvegarder l’intégrité territoriale, conclue ambassadeur Bataković.

Le président de la Serbie, Boris Tadić, le Premier ministre Mirko Cvetković avec tous les membres du gouvernement et 215 de 250 députés ont participé à la session de l’Assemblée nationale de Serbie.

Le communiqué de l'Ambassade de Serbie en France concernant l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice

La Cour internationale de Justice, dans sa réponse à la question posée par l’Assemblée générale des Nations Unies à l’initiative de la Serbie, a rendu son avis consultatif le 22 juillet 2010 selon lequel la déclaration unilatérale de l’indépendance du Kosovo du 17 février 2008 ne représente pas une violation des normes du droit international. Dans son avis, la Cour a choisi une approche restreinte en se limitant seulement au contenu technique de la déclaration de l’indépendance  en évitant de dire si le Kosovo a obtenu de cette manière l’indépendance et quel est le statut des reconnaissances faites jusqu’à présent de la part de certains pays. Par conséquent, il est clair que la Cour n’a pas légalisé aux Albanais au Kosovo par cet avis-là le droit à la sécession de la Serbie et qu’il a laissé délibérer à l’Assemblée générale des Nations Unies des conséquences politiques de la déclaration de l’indépendance.

Dušan Bataković : La CIJ a évité la réponse à la question cruciale

le 24 juillet 2010

Le chef du team légal de Serbie devant la Cour internationale de Justice à La Haye, et l’ambassadeur de Serbie en France M. Dušan Bataković, constate que l’avis de cette cour sur l’indépendance unilatéralement proclamée du Kosovo a montré le rapport des forces politiques dans le monde étant donné que la Cour a évité de se prononcer au sujet de la question de savoir si la sécession et légale ou illégale.

Vuk Jeremić: La Cour Internationale de la Justice a évité de se prononcer sur le droit de détachement

le 22 juillet 2010

La CIJ a décidé, aujourd’hui, de se prononcer uniquement, dans le sens technique, sur la déclaration unilatérale d’indépendance des Albanais du Kosovo, ce par quoi, elle a évité de se prononcer sur la question substantielle de savoir s’ils avaient le droit de tenter une sécession de la Serbie, a déclaré le chef de la diplomatie serbe, Vuk Jeremić. En indiquant qu’il faut attendre désormais le débat, au mois de septembre, à l’Assemblée générale de l’ONU, M. Jeremić a exprimé la conviction qu’à cette occasion serait confirmée la légalité de la politique de la Serbie. En soulignant que la politique de Belgrade ne changera pas, le ministre a indiqué que cette politique pacifique reposait sur les principes du droit international.

S.E.M. Dušan T. BATAKOVIĆ a remis les lettres de créance à S.A.S. Prince Albert II de Monaco
L'Ambassadeur de la République de Serbie en France S.E.M. Dušan T. BATAKOVIĆ a remis les lettres de créance à S.A.S. Prince Albert II de Monaco le 6 juillet 2010 en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Serbie auprès de la Principauté de Monaco, en résidence à Paris.
S.E.M. Dušan T. BATAKOVIĆ a reçu la Médaille de l’Officier de l’Ordre des Palmes Académiques

L’ambassadeur de la République française en Serbie, Jean-François Terral a remis à l’ambassadeur de Serbie en France M. Dušan T. Bataković la Médaille de l’Officier de l’Ordre des Palmes Académiques le 28 mai 2010 à Belgrade. « La Médaille que je remets à M.  Dušan Bataković est destinée aux intellectuels, la France aime les intellectuels surtout engagés. » - dit M. Terral à l’Ambassade de la France la veille de la remise de la Médaille.

La visite à Belgrade de la délégation du Groupe de l’amitié « La France - les Balkans occidentaux » du Sénat français

Le 13 avril 2010


La France est prête à aider la Serbie à obtenir le plus vite possible le statut de candidat pour l’adhésion à l’UE, a déclaré à Belgrade Jean Pierre Michel, chef de la délégation du Groupe de l’amitié « La France - les Balkans occidentaux » du Sénat français.

11 ans depuis le début des bombardements de l'OTAN

A travers la Serbie sont marqués les 11 ans depuis le début de bombardement de l’ex-République fédérale de Yougoslavie par l’Alliance militaire de l’OTAN sous prétexte qu’en raison des positions de Belgrade avaient échoué les négociations sur le futur statut du Kosovo-Metochie.

In memoriam MOMO KAPOR (1937-3.3.2010)

Momo Kapor, peintre et écrivain serbe, est né en 1937, décédé le 3 mars 2010. Il est l’auteur d’une trentaine de romans, nouvelles, recueils de contes, récits de voyage, chroniques et essais. Toutes ses oeuvres portent l’empreinte d’un style chaleureux et immédiatement reconnaissable, ainsi que d’une tension permanente entre sa culture serbe et balkanique et ses références occidentales.

Visite du Ministre français des Affaires Etrangères et Européennes M. Bernard Kouchner en Serbie
Le Ministre français des Affaires Etrangères et Européennes, M. Bernard Kouchner s’est rendu en Serbie du 28 février au 2 mars 2010.
Lors de sa visite à Belgrade, M. Kouchner s’est entretenu avec le Président de la République de Serbie, Boris Tadić, le Vice-Premier Ministre chargé de l’intégration européenne, Bozidar Đelić et son homologue serbe, Vuk Jeremić. Le Ministre Kouchner a rendu hommage à la mémoire de l’ancien Premier Ministre, Zoran Đinđić, assassiné en mars 2003, en se rendant sur sa tombe et en y déposant une gerbe avec Mme Ružica Đinđic, veuve du Premier Ministre serbe.

Sretenje - La Fête de l'État de la République de Serbie
La Serbie fête aujourd’hui le Jour de l’Etat, célébré le jour de la Chandeleur en signe de mémoire du 15 février 1804, lorsque dans la petite localité Orasac, en Serbie, avait commencé la lutte pour la libération définitive de l’occupation turque, qui a duré cinq siècles. La même date, le jour de la Chandeleur, mais en 1835, le prince Milos Obrenovic a proclamé la première Constitution serbe, considérée comme l’une des plus libérales et les plus modernes en Europe de cette époque. Cette date est établie comme le début de la création de l’Etat moderne serbe et elle est fêtée comme fête nationale depuis 2001.

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